place_massena

Je l'avais annoncé il y a peu et aujourd'hui c'est chose faite: je suis l'heureuse demie-propriétaire d'un scooter qui brille au soleil et vraiment, j'en suis très contente, bien qu'il m'ait coûté un rein. De toutes façons, j'avais pas trop le choix, c'était ça ou j'allais au travail à pieds. Et comme pour le moment je n'ai pas de travail, c'était totalement logique de l'acheter maintenant, histoire de profiter un peu de la bête et des derniers rayons de soleil niçois fort sympathiques, soit dit en passant. Bien entendu, on n'avait jamais vu Stéphanie sur un scooter, ni sur quelque deux-roues que ce soit, et il semblerait que ce ne soit pas près d'arriver, rapport au fait que l'engin de 160 kilos ai faillit littéralement m'écraser lors d'un essai sur un parking pourtant désert. Il faut croire que mes petits bras ne suffisent pas à maîtriser le truc, c'est bien dommage, moi qui m'imaginais déjà me faufiler dans les files de voitures, les cheveux au vent et tout le business.

Et bah non, j'irais à l'arrière!

D'ailleurs, pour les cheveux au vent, y'a pas de soucis, mais pour le glamour, on repassera! Déjà il y a le choix du casque qui entre en ligne de compte. Moi j'ai opté pour le "jet". Le quoi? LE JET ma chérie! C'est le modèle intermédiaire entre le casque intégral (qui couvre toute la tête) et le casque bol (qui te fait une tête de champignon de paris)! Donc le mien est blanc nacré et mauve, très girly donc, mais ça ne change rien au fait établi que j'ai l'air d'une ampoule 200 watts là-dedans.

Ensuite, le froid. Aux mains, au pieds, au cou, un peu aux jambes, il s'infiltre partout. Je sais bien qu'il faut se couvrir en "moto", mais t'as vu j'ai pas super envie de me déguiser en femme de motard avec le kit complet en faux cuir! Du coup je fais ce que je peux avec ce que j'ai, c'est-à-dire avec pas grand-chose. Au final je m'aperçois qu'un scooter c'est certainement plus agréable en été, mini-short et petit débardeur sur le dos sous 30 degrés, à doubler de droite et de gauche dans les embouteillages dus à l'affluence de vacanciers. Déjà aujourd'hui c'est bien pratique aux heures de pointe, quand chacun rentre chez soi et que le bord de mer avance au ralenti, de se frayer un chemin entre les voitures pour arriver le premier aux feux (voire de les griller à l'orange bien mûr). Sans parler de cette sensation de légèreté qui nous fait nous sentir libres et heureux au milieu de ce décor niçois presque totalement inconnus à nos yeux. C'est qu'on s'y sentirait presque déjà bien, dans ton Nice.