Il semblerait qu'après mon entretien de mercredi dernier, mon profil corresponde assez bien à celui recherché pour occuper un poste à hautes responsabilités au Rectorat de Nice. Ô joie ô miséricordes, il s'agirait d'un 35h payé au SMIC qui mettrait clairement en avant mon savoir-faire en photocopies et autres paperasseries vides de sens. Totalement emballée je suis. Être le larbin du larbin du grand chef, je n'en demandais pas tant! Certes, c'est un travail et qui dit travail dit rentrée d'argent régulière pour payer mes 620€ de loyer, bien entendu je ne crâcherais pas dessus si je n'avais pas sous le coude d'autres options plus... tentantes.

Premièrement, je suis toujours dans l'attente d'un entretien à l'aéroport qui pourrait déboucher sur quelquechose de plus engageant, de prime abord, en commençant par un salaire un peu plus amélioré et des tâches quotidiennes plus valorisantes et diversifiées. Tout cela dans l'hypothèse d'un entretien réussi, bien entendu. Mais le jeu en valant largement la chandelle, je classe cette éventualité au rang d'objectif numéro un. En attendant le rendez-vous, je pauffine donc mon anglais, l'une des principales qualités exigées. Non c'est pas vrai (que je pauffine).

Ensuite, je dispose d'une deuxième option qui s'appelle "profiter du système". C'est en effet une bonne alternative à ces boulots à deux balles que l'ANPE ose publier quotidiennement sur son site qui bugue sans arrêt (en plus). Pour tout vous dire, je suis en fin de contrat, après trois années de bons et loyaux services en tant que surveillante de lycée. Du coup, je suis en mesure de bénéficier de ce qu'on appelle communément "le chômage", à mesure, je pense, de quelques 700€ par mois. Il est clair que c'est pas avec cette somme que je vais payer mon iPhone et mon estéticienne, mais c'est comme qui dirait un bon début, sachant que de toutes façons ces estéticiennes sont de sales voleuses alors je n'y vais plus.

Mais plus sérieusement, n'aurais-je pas meilleur temps de me trouver un bon petit mi-temps pépère et de laisser le chômage me donner le complément de salaire, puisqu'au final, je ne resterais qu'une smicarde? Certes, pour la motivation et la prespective d'évolution, on repassera. Certes. Mais après tout, pourquoi se jetter dans le premier 35h venu, au risque de s'y entérrer (et de faire 25 minutes de voiture pour s'y rendre, en passant), alors que je pourrais prendre le temps de trouver quelquechose de mieux, tout en reprenant une activité "zen" en parallèle (histoire de pas virer totalement cassos' quoi). Avouez que c'est un petit dilemme!

En attendant que les réponses viennent à moi, je suis en passe de faire l'acquisition d'un scooter 125 cm3 afin de me glisser le plus parfaitement possible dans la peau d'une sudiste et de bourlinguer au gré du mistral (?). Tout le monde me conseille de faire des efforts pour m'intégrer, et bien c'est quasiment chose faite avec ce petit deux-roues qui, après m'avoir allégée de quelques 4000€, fera de moi la plus niçoise des dijonnaises du 06. Et la plus cool des smicardes, en même temps! Affaire à suivre donc, en attendant j'ai demandé à mon père d'enlever les petites roues de mon vélo, histoire de m'entraîner.