Wouhou, deux articles en deux jours, c'est magique! Mais que se passe-t'il ?!

gitane

Ne t'affoles pas, la magie n'a rien rien à voir là-dedans voyons, c'est juste que j'ai du temps à tuer et des choses à raconter, alors j'en profite pour mettre tout ça "à plat" et programmer mon article à l'avance. Si c'est pas beau la technologie de nos jours, hein?

Tout ça pour dire que maintenant que je vis en coloc' avec mon frère, sa copine, mon copain, moi-même et nos chats respectifs, je commence à expérimenter les joies de la vie en communauté, comme on dit. Bon, quand je dis "communauté", n'allez pas m'imaginer dans une roulotte en mode gitane crado, non! Je parle bien évidemment de la collocation, à 4 sous le même (grand) toit quoi.

Heureusement, mon frère n'est pas difficile à vivre (pour l'instant), et mis à part que lui et sa copine utilisent l'équivalent de la consommation annuelle en eau potable d'un pays du tiers-monde, juste pour se doucher, je dois avouer que la convivialité est au rendez-vous. Cependant, en à peine 3 jours de vie commune, il m'est apparut évident qu'il allait falloir "s'organiser". (Mon Dieu ce mot ne m'aime pas, je le sens). (mais je le lui rends bien).

Que ce soit pour les courses, le ménage, les invitations de potes, les repas, les sorties, les weekends, etc, il est clair que chacun devra prendre en considération la présence et la liberté des autres. Quoi de plus normal? Certes. On assiste alors à de nouveaux modes de vie et processus intra-behavioristes chez les protagonistes-sujet (non là je dis n'importe quoi):

La perte de la sérénité:

Je pense que c'est un phénomène des plus naturels issus directement de la mise en collocation de plusieurs personnes qui ne sont pas un couple. Car oui, il ya des trucs que tu te permets chez toi, toute seule, ou juste quand il y a ton mec dans le salon en train de jouer à la Xbox, mais quand tu vis en communauté ce genre de trucs deviennent juste impossibles. Par exemple maintenant, quand je fais caca je ne suis plus du tout sereine, je suis obligée de mettre du papier au fond de la cuvette pour amortir la chute. (Comment ça je suis crade?). Des fois même, je retiens mon pipi quad j'entends du bruit dans l'escalier, on ne sait jamais que ce soit la copine de mon frère qui passe par là.

Le développement de la paranoïa:

Ca aussi, c'est un fait avéré. Cette maladie (appelons un chat un chat) s'accentue ou se dévoile lorsque les individus se retrouvent en société. Ou en mini-société. Ou en groupuscule, quoi. (Ne soit pas dur avec moi, je n'ai même pas utilisé Wikipédia pour te servir cette 'définition' home made de la paranoïa). Des personnes d'apparence tout à fait normale peuvent alors se révéler être de véritables psychopates parano. Le phénomène est à son apegée lorsqu'il s'agit de nourriture. Par exemple, tu achètes un paquet de Mars et, un soir, tu vas dans le placard commun, mais à TON étage, chercher le fruit de tes envies gourmandes les plus folles. MAIS: il t'en manque un. Sacrebleu, tu es victime d'un vol à l'étalage (cette blague est nulle à chier). Alors tu cries, tu hurles, tu te roules par terre, tu suspectes tout le monde, tu fais des interrogatoires digne de la gestapo mais le coupable ne se dénonce pas malgré tes menaces de mort (carrément).

AH OUI MAIS C'EST VRAI, tu en avais déjà mangé un la veille. Oups.

L'apparition de l'égoïsme:

Conséquence directe du développement de la paranoïa, l'égoïsme des individus risque d'arriver lentement au sein de la communauté tzigane que nous formons. Pour l'instant point de moi-je qui soit, mais peut-être que bientôt nos nous battrons commes des chacals d' Attention à la Marche pour le dernier quignon de pain qu'untel aura acheté avec sa ferraille. J'ai tellement hâte.

La vie sexuelle muette:

Ah bande d'obsédés, je sais que cette partie réveille vos petits neurones, mais calmez-vous, je ne vais pas m'étaler sur le sujet, papa lit ce blog. Il s'agit juste de signaler que vivre en colloc' à 24/29ans et 21/20ans, c'est aussi respecter la liberté d'autrui de s'entraîner à la reproduction humaine, et c'est AUSSI respecter la liberté d'autrui de ne pas vouloir entendre/se douter de/sentir (beurk)/deviner/subir l'entraînement à la reproduction humaine des autres.

Silence donc, on tourne.