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C'est du haut de ma serviette zébrée et de mon monoi coconut que je vous donne quelques nouvelles d'ici, topless svp, c'est important. Mon chat merlin m'accompagne, son pelage est assorti à ma serviette et lui par contre est entièrement nu. La seule chose qui nous différencie vraiment c'est qu'il ne transpire pas une goutte, le salaud. Ah et il se lèche le zizi également.

Si mon chef me voyait il me lancerait probablement tout un tas de feuilles au visage, en m'ordonnant de retourner arnaquer des gens fissa. Mais ce n'est pas mon genre, d'obéir aux ordres. D'ailleurs, si j'ouvrais ma grande gueule, je lui dirais que c'est bien trop aisé d'envoyer des gens au charbon alors même que la société est sur le point de couler, et que de le faire depuis son petit fauteuil douillet ne plaide pas du tout en sa faveur.

Je l'ai bien choisi, ce boulot ingrat qui paye (parfois) bien, je le sais. C'est simplement que, pour le moment, je n'ai plus l'envie (d'aimer). En plus, facteur aggravant: il fait une chaleur à courir tout nu dans les galeries marchandes sur-climatisées, et moi, d'une: je déteste travailler ou faire quoi que ce soit de chiant (genre travailler) sans au moins un grand verre d'ice tea citron par heure. Et de deux: je dois toujours être la plus bronzée de mon entourage (sans compter ma mére, je la soupçonne de prendre des substances), c'est une question de principe.

Conclusion: je passe mes après-midis à moitié nue dans ma cour, étalée comme une crêpe bretonne (dédicace), ça coûte rien et ça fait plaisir aux voisins.

Je vous laisse, j'ai de l'huile sur le feu.