On dit qu'en amour il y a toujours un dominant et un dominé. Enfin, la réalité apparait certainement moins tranchée, et peut-être en est-il de même en amitié (ce à quoi nous portons un intérêt bien moindre, étrangement), mais toujours est-il que ce rapport de force semble subsister au sein des couples et surtout dicter ses lois entre les deux protagonistes amoureux. La plus simple explication de ce processus serait d'admettre l'idée qu'en amour, il y toujours un individu plus épris que l'autre, ce qui ferait pencher la balance en donnant l'ascendant psychologique à l'individu en théorie moins épris. En théorie. Parce qu'il est bien question ici de ressenti, de feeling, et dans le tortueux domaine de l'éprouvé rien n'est plus subjectif que la théorie. Et je rajouterais aussi que rien n'est moins changeant, car chacun sait que rien n'est jamais acquis en terme d'ascendant psychologique...

A vrai dire, je ne suis pas persuadée de la véracité de cette première explication, à savoir qu'il y a forcément l'un des deux qui aime plus intensément l'autre; bien que je pense que cela se produise dans certains cas. Selon moi, même lorsque les sentiments, quels qu'ils soient, sont réciproques et de même proportion, on assiste malgré tout à une sorte d'affrontement volontaire de la part des deux êtres qui, sans nul doute, sont attirés l'un par l'autre, mais qui, étrangement, aiment à laisser croire l'autre qu'ils ne sont pas aussi épris que l'autre le voudrait. (Et là, en une phrase, je perds 80% de mes lecteurs).

Ce que je veux dire avec tous ces mots complexes qui forment des phrases bizarres, c'est que nous participons à ce rapport de force. Nous l'entretenons même. Et tout ça pour quoi? Pour se sentir supérieur peut-être. Mais quel intérêt? Nous, les Hommes, sommes vraiment tordus de l'esprit. Pourquoi ne jamais laisser libre cours à nos sentiments? Pourquoi s'interdire la vérité simple et franche de ce que l'on ressent? Qu'importe qui a l'ascendant psychologique? Certains diront qu'au début d'une relation, il faut poser ses marques, ne pas trop donner, se préserver. Admettons. Mais quand un certain stade est dépassé, ce rapport peut devenir usant. Et pourtant ça continue.

Je crois n'avoir jamais autant disliké le groupe facebook "Fuis-moi je te suis, Suis-moi je te fuis".

Sur cette réflexion dépitée du jour, je vous souhaite un bon week-end et pour ceux que ça intéresse, je crois avoir plutôt bien réussi mon concours de mecredi (résultats en mai).

Des bisous.