foot

Si je faisais une introspection personnelle autour de la propre personne que je suis (oula, cet article commence fort), et celle que j'étais il y a disons 10 ans (mon Dieu c'est moche) je me rendrais certainement à l'évidence suivante: j'ai changé. Bien évidemment je relativiserais cet état de fait en prenant en ligne de compte les années qui se sont écoulées entre mes 13 petites années de pucellerie et mon état avancé actuel de jeune femme active (faut le dire vite) de 23 piges, puisque forcément, l'âge aidant, j'ai subit entre-temps quelques métamorphoses à base d'hormones, de sang dans la culotte et toussa.

Là n'est donc pas l'essence de ma réflexion hautement philosophique du jour.

A vrai dire j'avais dans l'idée de pointer du doigt un autre type de changement. Le genre de changement qui aurait bien pu ne jamais se produire, me concernant. Bon, trève de suspense insoutenable, et avant que vous ne pensiez que je ne suis qu'une shemale (googlise-moi ça, pervers), sachez qu'il s'agit de mon changement de look (coco).

Vois-tu avant, disons de mes 7 ans à mes 13/14 ans, je n'avais que faire de mon apparence et donc de l'image que je renvoyais dans notre bonne vieille société, qui d'ailleurs se limitait à ma maison, mon école, et le club de judo que j'ai fréquenté pendant 6 ans, pour être bien sûre de passer pour le garçon manqué. Parce que nous voilà au coeur de l'artichaut, j'étais un garçon manqué, mais bien comme il faut. Armée de ma panoplie de mec, c'est-à-dire de mes Nike (ou juste mes basket militaires quand on était encore des pauvres), de mon jogging à pressions (trop bien), et de ma queue de cheval toute destroy, j'embêtais les filles dans la cour, je leur piquais leur poggs et ensuite j'allais mettre une raclée au foot (ou pas) aux mecs, ou des fois juste une raclée toute simple. Bref, vous avez saisi le concept je pense (sinon faut relire, ou consulter).

Puis, les années aidant donc, j'ai commencé ma transformation, sans vraiment en prendre conscience d'ailleurs. Peut-être que j'ai voulu copier sur ma grande soeur (qui, elle, a toujours eut tout d'une fille), peut-être qu'au bout d'un moment je me suis sentie en léger décalage avec mes copines de classe, peut-être juste que je n'étais pas faite pour être lesbienne?

Nan ça je retire! Pardon à toutes les homosexuelles qui me lisent et de France! (j'en fais trop là?)

C'est donc petit à petit, à mon rythme, que le jeune Stéphane est devenu LA jeune Stéphanie, avec des cheveux lâchés et coiffés, des pantalons de filles voire des robes (l'été), et un peu de maquillage aussi, histoire de bien commencer mes pouffiasseries. Bon j'ai gardé les baskets pendant longtemps encore, pour garder un peu cet esprit rebelous qui me caratérisait si bien; à moi donc les Buffalo enflammées jusqu'à ma majorité (trop staïlée la meuf). (Vous aussi nan?)

Au final, et en y repensant, je crois m'être bonnifiée pendant ces 10 années! (avec mauvais jeu de mot). Sérieux, mes traits se sont bien affinés, mes seins ont crié "ON EXISTE!", les boutons sont presque tous partis, mes cuisses n'ont pas trop enflées (enfin par rapport à mon cul, c'est raisonnable), mes dents sont restées sagement dans les rangs, mon bide est presque plat et je sais enfin m'épiler les sourcils correctement (et le reste aussi, on en a déjà parlé).

Concrètement, je suis devenue bonne, merci papa-maman et le sport, enfin... j'ai bien une demie-dizaine de kilos qui me chagrinent mais bon, je travaille à leur disparition (depuis la seconde, j'abandonne pas).

Voilà vous savez tout, en gros.

Maintenant se pose le problème suivant: Pourquoi tous les gens que je rencontre pour la première fois (en majeure partie des filles) me qualifient de la manière suivante (avant même de me parler):

  • pétasse,

  • salope,

  • superficelle,

  • pute.

PS: liste non-exhaustive.

Tu me fais ça pour demain et j'en veux au moins 5 pages, parce qu'il est temps que je comprenne.