UV

C'était hier et je me rendais à ma deuxième séance d'UV tout près de chez moi. Il était 18h30 passé alors que je me garais devant le salon en rapidité, en fait j'étais déjà en retard. La dame qui m'a accueillit était très souriante et avenante, elle m'a gentillement glissé que l'heure n'était pas un soucis car elle fermerait plus tard exceptionnellement. Je ne suis pas une habituée des salons d'esthétiques, et ne fréquente ceux de coiffures que lorsque mes pointes deviennent rèches comme du crin et qu'il faut vraiment agir, pour autant je me suis souvent fait la réflexion que les femmes travaillant dans ces lieux sont à chaque fois dotées d'une amabilité à toute épreuve. Je remarque d'autant plus cette douceur presque chaleureuse toute naturelle en la personne de mon esthéticienne fraichement rencontrée. Même ses jeunes employées semblent emplies de cette bienveillance, à tel point que lorsqu'elles s'adressent à moi j'ai le sentiment de me trouver face à ma soeur ou à quelqu'un d'assez proche pour me faire ressentir une pointe de complicité.

C'est assez inattendu.

Moi qui appréhendais de me rendre dans ce temple de la beauté et du bien-être, je me sens aujourd'hui parfaitement à l'aise en à peine deux rendez-vous. Alors de deux choses l'une, soit cette bienséance est simplement spontanée et dénuée de toutes arrières pensées, soit vraiment elles ont bien révisé le chapitre "Fidélisation du client" du manuel de la parfaite commercante. Mais j'aime à penser que leur bonhomie n'est pas feinte, alors je le pense.

Je me suis donc empréssée de rejoindre la petite salle d'UV aux lumières tamisées et à la température réconfortante en ces tristes journées de novembre rythmées par la pluie. Pour cette deuxième séance, la partonne me programma pour 20 minutes, le doucle de la première fois. Après tout c'est elle la professionnelle... Je me suis alors glissée dans le tube encore chaud pour de longues minutes de bonheur où mes petits tracas de la journée se sont lentement dissipés pour laisser libre court à de plus paisibles pensées. Ce fut un moment exquis qui sembla durer bien plus longtemps que prévu.

Lorsque cette douce parenthèse se referma, je me suis lentement rhabillée et sortit de mon local chaleureux. Mon esprit n'était pas encore réellement revenu à la réalité au moment où une femme inconue qui discutait avec la patronne me lanca droitement:

"C'est vous qu'il nous faut!".

Imaginez mon incompréhension face à une telle interjection. Ma première réaction, faire mine de me retourner au cas où elle ne s'adressait pas à moi. Si, c'était bien à moi, et maintenant toutes les personnes en présence me dévisageaient bizarrement. Me faisant signe de m'approcher d'elles, la patronne ajouta, s'adressant à la dame inconnue, "Je vous l'avais dit, quand j'ai vu la jeune fille j'ai tout de suite pensé à vous!".

Question: Selon vous, que me voulait cette dame?

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Oui je suis d'humeur devinette ces jours-ci, d'ailleurs pour répondre à la précédente intrigue, je me suis simplement (et bien malheureusement) fait un Nième torticoli en entrant dans ma douche. Non ceci n'est pas une excuse bidon pour dissimuler des pratiques sexuelles brutales (ce que prétendent tous mes collègues), c'est juste la (dure et douloureuse) réalité!

A VOS SUGGESTIONS LES AMIS!

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