Un weekend écoulé, à vitesse grand V, sans une nouvelle, sans un coup de fil, sans quoi que ce soit de positif concernant l'avancée de notre vente, et donc, par voie de conséquence, de notre éventuel déménagement (oui désormais je prend des pinces), de notre très éventuelle nouvelle vie (méga-pinces). Parce que qui dit 'pas de vente' induit forcément 'pas de Nice'. C'est simple, tous nos projets reposent sur cette base, et il faut se rendre à l'évidence: cette base n'est guère solide. Une bonne base de merde même.

Et c'est là que tu te rends compte.
C'est là que tu réalises.
C'est là que tu piges.
(ok j'arrête mon humour de 23h32).



Oui, c'est dans ces moments-là que tu prends conscience (note la richesse de mon vocabulaire) que tout ne tient à rien. Tiens, c'est philosophique ça. Qu'en fait, un rien peut tout bouleverser au point que depuis que ce rien est arrivé dans ta petite vie, celle-ci en a presque perdu jusqu'à son sens. Tu te lèves le matin et bizarrement, tu n'as envie de rien (et pourtant c'est le weekend), ni de discuter avec l'autre, ni d'être agréable (et pourtant t'as pas tes règles), ni de sortir, ni de rien. Toutes tes pensées sont à ce "rien" à tel point que toutes tes discussions le rejoignent, que tes humeurs en sont fonction, que ton sourire en est esclave.

Le pire, c'est l'impuissance. (phrase à ne pas sortir de son contexte, merci).
Et aussi peut-être l'attente sans savoir vraiment de quoi demain sera fait.

Suite au prochain épisode, comme on dit.