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Comme dirait l'autre, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. C'est un peu ça, la vie d'un pion.

Un "savant" mélange de savoir-faire, de savoir-dire (sisi, ça existe), de patience parfois, de fermeté souvent. Il faut aussi savoir se positionner, trouver la bonne distance entre l'élève et soi, poser les limites et les faire respecter, être à la fois amical et autoritaire, tolérant et juste. Ca n'est pas une mince affaire, en somme.

Un beau métier, dis-tu? Euh, n'exagérons rien. Avantageux, du point de vue free time, je te l'accorde, mais soyons honnêtes, les possibilités d'évolution de carrière sont trés limitées (voire inexistantes) et ce n'est pas de tout repos, psychologiquement parlant. Attends, si le taux de dépressions nerveuses (ou de suicides!) est si élevé dans ce milieu, ce n'est sûrement pas du fait du simple hasard...

Viens passer une journée au bureau de la vie scolaire, tu verras. Nan allez, une semaine, car la première journée ils n'osent pas (encore) te prendre pour un con. Mettons une semaine et t'en verras de toutes les couleurs, c'est satisfait ou remboursé deux fois.

  • "Stéphanie, t'aurais pas un tampax à me prêter steuplé?"
  • "Stèph, y'a un chat dans la cour, on peut le mettre au chaud dans le bureau?"
  • "Stéphanie elle est trop bonne, celui qui dit que c'est pas vrai bin c'est trop un menteur!"
  • "Stouf, y'en a des qui disent que chui moche..."(oui c'est un dialecte propre aux lycéens, on s'y fait vite t'inquiètes).

Sans compter les innombrables "J'ai mal au ventre, au dos, au pied, au nez, et même au cul" de ces jeunes de teenagers en mal d'attention, voilà le lot quotidien des AE que nous sommes, et je tenais à en témoigner pour la postérité.

  • Conclusion personnelle : casse-toi vite de là et trouve un métier qui en est un, avant d'en étrangler un (ou dix, selon ton envie du moment).